Notre histoire

    Gono signifie Peuple
    Shastaya signifie Santé
    Kendra signifie Centre


    La guerre de sécession du Pakistan oriental

    En Mars 1971, opprimée par le pouvoir central du Pakistan, la population bengalie du Pakistan Oriental se soulève et sous la conduite de son leader, Sheik Mujibur Rahman, fait sécession. Après neuf mois de combats et de massacres, les maquisards, aidés par l'armée indienne, obligent les troupes pakistanaises à se rendre le 16 décembre 1971. La République du Bangladesh est née après une guerre civile meurtrière qui a fait plus d'un million de morts.

    En septembre 1971, à l'invitation d'Indira Gandhi, Premier Ministre de l'Inde, l'Abbé Pierre visite les camps de réfugiés où s'entassent douze millions de bengalis fuyant les massacres. A son retour, au cours d'une tournée de conférence, il est le premier à faire connaître en France les tueries et les viols massifs commis par l'armée pakistanaise. Il lance alors un mouvement de jumelage entre les villes et villages de France et les camps de réfugiés. Comme la guerre se termine très vite, les réfugiés rentrent chez eux avant que les jumelages n'aient pu s'organiser. Aussi, l'Abbé Pierre les réoriente-t-il aussitôt vers les villes et les villages du nouveau Bangladesh qui ont terriblement souffert des combats.

     

    La rencontre avec le Dr Zafrullah Chowdhury

    Deux hommes engagés, Lucien Bigeault et Bernard Jarrousse, sensibilisés par la lutte héroïque du peuple bengali pour sa liberté, s'associent alors au mouvement de l'Abbé Pierre. En Février 1972 ils organisent une première collecte dans leur commune d'alors, Bagneux (92) et invitent quelques Bengalis séjournant en France pour une rencontre. L'un deux, qui retourne dans son pays, est un ami de faculté du Dr Zafrullah Chowdhury qui avait construit un hôpital de brousse pendant le conflit où il soignait maquisards et réfugiés.

    Quand Zafrullah Chowdhury décide de venir en Europe chercher de l'aide pour financer la construction d'un hôpital en dur à Savar, il demande à son ami de lui donner le contact des deux français de Bagneux. En août 1972 Lucien Bigeault reçoit le premier projet de Centre de Santé Populaire qui doit être implanté à Savar. Ce projet doit être le prototype d'un nouvelle structure médicale du pays, adaptée aux besoins réels de la population.

     

    Le soutien de l'Abbé Pierre

    Après qu'en septembre 1972, le Docteur Zafrullah Chowdhury ait commencé à chercher un soutien financier en Hollande et en Grande-Bretagne, il obtient de l'aide de l'association anglaise OXFAM qui se déclare prête à lui donner la moitié de la somme s'il peut trouver un autre partenaire. A Paris, L.Bigeault et B.Jarrousse proposent au Dr Zafrullah Chowdhury de rencontrer l'Abbé Pierre. Celui-ci les reçoit à la communauté Emmaüs de Charenton-Liberté. Le Dr Zafrullah Chowdhury lui expose en détails son projet qui comprend un vaste programme de soins de santé primaire pour les plus pauvres avec une participation active de la population. L'Abbé Pierre, très soucieux que les dons collectés pour les pauvres du Bangladesh ne soient pas détournés, pose de nombreuses questions au jeune médecin de 31 ans. Finalement convaincu de la pertinence et de la solidité du projet et de l'honnêteté de son auteur, il donne son accord provisoire qui sera confirmé le lendemain par le Comité de Direction d'Emmaüs International. Oxfam et Emmaüs International s'allient ainsi pour donner vie au projet.

    C'est ainsi que le Centre de Santé Populaire, en bengali : " Gonoshathaya Kendra" ou plus simplement GK, a pu construire sa base principale à Savar, à 40 km au nord-ouest de la capitale Dhaka, sur un terrain donné par des amis, avant d'essaimer, au fil des années dans tout le Bangladesh.

     

    La naissance du Comité

    Le 11 décembre 1972, L.Bigeault et B.Jarousse avec quelques amis de Bagneux, créent officiellement une association Loi 1901 sous le titre " Comité de Soutien au Centre de Santé Populaire de Savar-Bangladesh " qui rejoint le mouvement lancé par l'Abbé Pierre, UCOJUCO (Union des COmités de JUmelage-COopération). Ces jumelages étant détournés de leurs objectifs, " récupérés " par les notables bangladais et ne bénéficiant plus aux pauvres, UCOJUCO arrête ses activités au Bangladesh en 1976. Le Comité de soutien au Centre de Santé Populaire de Savar continue seul avec la coopération de plusieurs comités, dont celui de St Mathurin sur Loire. C'est en 1993 que l'appellation de l'association est changée en " Comité Français de Soutien à GK-Savar Bangladesh ".

    Selon l'article 2 des statuts, l'objet de l'association est le suivant :
    " Soutenir humainement et matériellement GK-Savar Bangladesh, qui est une ONG de développement intégré, animée par des équipes pluridisciplinaires bangladaises. Les activités concernent les domaines suivants : la santé, l'éducation des enfants et des adultes, la formation professionnelle médicale et artisanale, le développement agricole, le secours d'urgence et l'assistance des populations sinistrées lors des catastrophes naturelles ".

    Il faut préciser que toutes ces activités sont orientées principalement vers les femmes et les enfants des familles les plus pauvres.

     

     

     

     

    Comit de soutien  CK-SAVAR BANGLADESH