Les actions de GK

L'aide d'urgence

 

En 2017

Après les premières inondations de mai qui ont détruit d’importantes zones de cultures dans le nord et le nord-est, les pluies torrentielles en juin dans la région montagneuse des CHT provoquant des glissements de terrain et la mort de 153 personnes, 20 districts du pays ont été touchés au cours d’une seconde période courant août, principalement au nord, nord-est. Les inondations imprévisibles déclenchées par de fortes pluies et l’afflux des eaux venant du Népal et de l’Inde ont concerné la majorité des régions. 3 900 000 personnes ont été affectées.

Quatre districts ont été coupés du reste du pays suite aux routes et voies ferrées endommagées. Dans huit districts de la région de Rangpur, 1030 écoles ont été fermées et utilisées comme abris. Les populations sinistrées ont cherché refuge avec leur bétail sur les routes construites en surélévation par rapport aux champs. 30 à 35 000 bassins d’élevage de poissons ont été submergés par les eaux. 

GK a envoyé dans 10 districts du nord 10 équipes médicales, de l’eau, de la nourriture, des biscuits vitaminés en particulier pour les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, ainsi que des blocs de nourriture pour le bétail. 

En août et septembre, crise humanitaire majeure : 500 000 Rohingyas habitants du Myanmar ont fui les violences de l’armée birmane et se sont réfugiés dans la région sud-est du Bangladesh, entre Teknaf et Cox’s Bazar. Ils vivent dans le dénuement le plus complet et l’insalubrité des camps fait craindre de graves épidémies. GK s’est mobilisé avec d’autres ONG et apporte des soins et des compléments nutritifs dans quatre camps.

Le Comité a envoyé 25 000 € à GK avec l’aide du Comité du Cher, dont 10 000 € pour les victimes des inondations et 15 000 € pour l’aide aux Rohingyas.

 

En 2016

Des pluies intenses se sont abattues sur le Bangladesh dès la fin juin faisant dangereusement monter le niveau des fleuves et rivières. Les inondations ont commencé le 20 juillet et se sont poursuivies dans la première semaine d’août. En certains endroits la situation a été pire qu’en 2007. Six districts du nord-est (dont Kurigram, Gaibandha, et Sirajganj où GK est fortement implanté et que nous connaissons bien) ont été touchés ; puis 11 autres (dont Bogra, et Rangpur, Manikganj, puis Dhaka) situés plus en aval. 35 000 personnes ont dû être évacuées en urgence, dont 7500 accueillies dans des hébergements d’urgence. La vie de 3,7 millions de gens a été affectée, notamment les 2/3 des habitants de l’Upazila de Chilmari dans le district de Kurigram, et plus de la moitié des habitants de quatre autres Upazilas dans les districts de Kurigram et Jamalpur.
Les récoltes ont été totalement détruites sur 31 600 hectares et partiellement sur plus de 9000 hectares. De nombreuses digues sont détruites ou endommagées sur des dizaines de km. Plus de 250 000 maisons endommagées ou détruites, et plus d’un millier d’écoles ont dû fermer. Latrines et puits profonds sont hors d’usage en de nombreux endroits. Le gouvernement a procédé à des distributions de nourriture, de semences, et d’argent pour les plus démunis et a appelé à l’aide les ONG et la société civile.

GK a lancé immédiatement un programme d’aide d’urgence en envoyant 8 équipes médicales dans différents endroits affectés pour des camps médicaux de 15 jours. Fidèles à la vocation d’être au plus près des besoins des plus pauvres, ils ont démarré une production de nourriture pour le bétail afin que les populations sinistrées ne perdent pas leurs animaux faute de pouvoir les nourrir. Ce mélange de mélasse et d’urée auquel sont ajoutés à chaud du sel et du carbonate de calcium puis de la balle de riz et du son de blé est coulé dans des moules pour obtenir des blocs représentant chacun trois jours de nourriture pour un bovin.

Notre bureau a tout de suite envoyé une lettre d’intention de 30 000 euros, immédiatement acceptée par le Bureau des ONG. Et en parallèle, nous avons sollicité directement nos donateurs habituels qui ont généreusement répondu.

Urgence et réactivité : le Rana Plaza en 2013

Un immeuble de huit étages qui abritait un "shopping center" et cinq ateliers de textile s'est effondré mercredi 24 avril 2013 à Savar. 3000 à 4000 personnes étaient employées dans ces cinq ateliers, dont une forte proportion de femmes.

GK, dont le centre est situé à environ 10 kms du lieu de la catastrophe, a envoyé une équipe de médecins, paramédics, étudiants en médecine qui apportent des soins sur place, grâce à la logistique dont ils disposent. Les médecins de GK ont dû aussi pénétrer à l'intérieur des décombres et pratiquer des amputations. 

Voici la lettre du Docteur Kadir, Directeur général de GK, le 27 Avril :

"The building is just beside the Dhaka highway at Savar main city. You
know Savar city is almost 10 KM away from GK. Two multistored building
collapsed belongs to same owner. One as market and other commercial
office and another is garments factory. It has been noticed that
almost 3000-4000 worker working there during the disaster. So far 2432
worker rescued from the building, 340 death and seems that many worker
still inside and many of them still alive..

Soon after listening the news GK send emergency team with medicine and
other logistics and till now GK full is working there round the clock.
Almost 45 staffs working there (doctors, paramedic, medical students
and other support staffs). Me and Shishir also working there. It is
the 2nd biggest man made disater/killing after our liberation war. As
GK hospital is little far from the spot so most of the rescued
admitted in the hospital at Savar city and military hospital at Savar.
Only 20-25 injured people admitted at GK. But GK is seriously working
in the spot. At first day GK team treated many injury in the spot.
After that most of the rescued worker directly shifted to the hospital
by ambulance. So not possible to treat the injured cases in the spot.
But GK whole team is supporting volunteer who are working for rescue.
Army, BDR, RAB, NAVY, police and many other volunteer. GK providing
them with water, saline water, dry food, juice, injury and other
medical support, spray, oxygen, treatment of heat stroke. GK doctors
are also going inside the building to rescue the victims. They also
did some amputation (cutting hand or leg) to rescue them. Army and
fire service department engage all the rescue apparatus. Many many
other volunteers also working day night. Alt least 100 ambulance
functioning at the place. GK also engage 2 ambulance. This is in short
what is the situation and what GK is doing."  

A la date du 13 Mai 2013, on dénombrait 1126 morts.

En 2014, le CFS finance une partie des "soins de suite" de victimes du Rana Plaza.

 

Les catastrophes naturelles

Les catastrophes naturelles frappent régulièrement le Bangladesh, inondations par les eaux dévalant les massifs himalayens, ou cyclones venant du golfe du Bengale, et ce sont les plus pauvres qui en payent le prix le plus élevé. GK est à l'avant-garde des secours et a joué un rôle majeur dans la réorganisation des services d'urgence nationaux. Le travail des équipes de GK lors des inondations de 1987, 1988 et 1998, du cyclone de 1991 ou encore  dans les camps de réfugiés Rohingas à la frontière birmane en 1992, a considérablement enrichi leur expérience. La compétence et l'efficacité de GK en ce domaine sont maintenant bien reconnues au Bangladesh. 

 

Le cyclone SIDR

En août et septembre 2007, deux inondations majeures dues à des crues et des pluies exceptionnelles couvrent 45% du territoire, et entraînent l’érosion de nombreux Chars et la destruction d’écoles récemment installées par GK.
GK organise des secours aux populations des zones inondées, et propose un plan de reconstruction dans les Chars. Le Comité français de soutien (CFS) s'engage à apporter son concours financier à GK .

En novembre de la même année, le cyclone SIDR ravage le sud du pays et entraîne des inondations et de nombreuses destructions dans le sud et le centre du pays. Il ruine la récolte de riz d’hiver et provoque 2928 morts, 1 million de déplacés et des milliers de blessés, sur un total de 5,5 millions de personnes vivant dans cette région. Les dégâts sont considérables. Grâce à l’alerte donnée par les autorités, une grande partie de la population a pu être évacuée, et le nombre de morts a été beaucoup moins important que lors de précédents cyclones. 

GK, en accord avec d’autres ONG et les autorités, prend en charge 3 districts parmi les plus reculés et les plus pauvres de la zone touchée. Le Comité français s’engage à ses côtés. Une région a été particulièrement dévastée à 40% par SIDR, les Sundarbans. De nombreuses fermes à crevettes ont été détruites et plus de 31 000 ha de terres cultivables salinisées. 

Les réactions de GK 

Face aux inondations
GK qui possède une longue expérience en matière d'aide aux populations en cas de guerre ou de catastrophes naturelles, a tout d'abord envoyé de la nourriture, des aliments vitaminés pour enfants, des vêtements, et des médicaments de première nécessité. Dès septembre 2007 a été établi un programme de reconstruction des écoles détruites dans les Chars.

Après le cyclone SIDR
GK s'est mobilisé pour venir en aide aux sinistrés du cyclone, et a d'abord envoyé 4 évaluateurs dans les zones les plus reculées, puis s'est entendu avec d'autres ONG bangladaises pour répartir l'aide, mobiliser de suite les sinistrés pour produire collectivement des chapatis (galettes locales) reconstituantes et prendre en charge des zones reculées, dans les districts de Shoronkhola et Moroplganj (Upazilla de Bagerhat), Mothbaria (Upazilla de Pirojpur, Pathorghata), Amtoli et Sadar (Upazilla de Barguna). Un plan d'aide immédiate a été mis sur pied, avec envoi de 3 premières équipes médicales, composées chacune d'un médecin et de trois paramédics.

À Savar, les employés de GK ont préparé les suppléments nutritifs, empilé les sacs de riz dans les camions de GK et préparé les anti diarrhéiques et autres médicaments de première nécessité.
Au total une vingtaine d'équipes médicales ont pu être ensuite déployées sur le terrain.

La réhabilitation à moyen terme 

Reconstruction et rehaussement des écoles, et aide à la gestion des crues dans les Chars
Délaissés par les autorités, les villages des Chars - ces îles qui apparaissent et disparaissent au gré des crues - sont dépourvus d'infrastructures. Fidèle à sa mission d'aller vers les plus pauvres, GK a pris en charge 68 écoles dans un certain nombre de Chars depuis 2006. Une trentaine de ces écoles ayant été détruites par les inondations, GK a décidé de les reconstruire plus solidement et de les surélever sur des plates-formes renforcées de 2m de haut pour les mettre hors d'eau en période de crue. Ces travaux inscrits dans le programme gourvernemental de soutien, ont apporté un salaire (modeste...) aux ouvriers ainsi mobilisés durant la "Monga", cette redoutable période de famine correspondant à la soudure entre deux récoltes. 

Les Centres de Développement Intégré, à l'intérieur desquels se trouvent les écoles, comportent une partie réservée à la Santé : salle de consultation, chambre pour 2 ou 3 patients, une réserve pour les médicaments, une salle pour les paramédics ou les TBA (traditional birth attendants), d'autre part un bureau pour le seasonal loan (prêt saisonnier), une salle pour stocker les récoltes pour la coopérative des paysans, et enfin une cuisine et un modeste logement collectif pour les personnels résidants. Ces Centres peuvent servir d'abri aux paysans en cas d'inondation.

Programme de reconstruction et de développement "post-SIDR" dans les Sundarbans
Dans les Sundarbans, dès 2008, commençait un programme de reconstruction de plusieurs établissements scolaires, notamment un collège de filles à Galachipa, soutenu par le CFS, puis un programme de développement coopératif. Plusieurs communautés de pêcheurs recevaient barques et matériel de pêche dans des structures coopératives de 4 à 5 familles. Ailleurs, dans le cadre de coopératives locales, un programme de création de jardins familiaux venait compléter le vaste ensemble d'organisation de coopératives agricoles autour de moyens communs : une centaine de motoculteurs conduits par des conducteurs, le plus souvent par des femmes formées par GK, autant de pompes d'irrigation, des intrants agricoles acquis en commun, complétés de formation à l'amélioration des pratiques agricoles locales.

Cinq ans plus tard, ces programmes sont déployés et s'approfondissent dans le cadre d'une centaine de coopératives constituées et dûment enregistrées auprès de l'administration. Une nouvelle étape s'ouvre en 2014 avec le projet de création du premier centre intégré de développement de Kathaltoli offrant, en un même lieu, une école, un centre de santé primaire avec paramédics résidants, et le bureau de pilotage des programmes agricoles. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comit de soutien  CK-SAVAR BANGLADESH