Les catastrophes naturelles frappent régulièrement le Bangladesh, inondations ou cyclones, et ce sont les plus pauvres qui en payent le plus gros prix. GK veille à être toujours à l'avant-garde des équipes de secours et à jouer un rôle majeur dans la réorganisation des services d'urgence nationaux. Le travail des équipes de GK lors des inondations de 1987, 1988 et 1998, du cyclone de 1991 ou encore dans les camps de réfugiés Rohingas à la frontière birmane en 1992, a considérablement enrichi leur expérience. La compétence et l'efficacité de GK en ce domaine est maintenant bien reconnue au Bangladesh : suite à l'aide importante accordée aux sinistrés victimes des inondations et du cyclone SIDR en 2006 et 2007.
En 2007, une année catastrophique
En août et septembre, deux inondations majeures dues à des crues et des pluies exceptionnelles couvrent 45% du territoire, et entraînent l’érosion de nombreux Chars et la destruction d’écoles récemment installées par GK.
GK organise des secours aux populations des zones inondées, et propose un plan de reconstruction dans les Chars. Le Comité français de soutien (CFS) s'engage à apporter son concours financier à GK .
En novembre le cyclone SIDR ravage le sud du pays et entraîne des inondations et de nombreuses destructions dans le sud et le centre du pays. Il ruine la récolte de riz d’hiver et provoque 2928 morts, 1 million de déplacés et des milliers de blessés, sur un total de 5,5 millions de personnes vivant dans cette région. Les dégâts sont considérables. Grâce à l’alerte donnée par les autorités, une grande partie de la population a pu être évacuée, et le nombre de morts a été beaucoup moins important, que lors de précédents cyclones. 3 millions de personnes sont affectées par les destructions, 770 000 maisons sont détruites, 250 000 têtes de bétail sont tuées.
GK en accord avec d’autres ONG prend en charge 3 districts parmi les plus reculés et les plus pauvres. Le Comité français s’engage à ses côtés. Une région a été particulièrement dévastée à 40% par SIDR, les Sundarbans. Résultat : un des plus grands systèmes de mangrove du monde momentanément a été anéanti, de nombreuses fermes à crevettes ont été détruites et plus 31 000 ha de terres cultivables, dont de nombreuses rizières ont été ruinées par l’eau salée ; la récolte de riz Boro a été perdue.
GK s’est engagé en partenariat avec d’autres ONG bangladaises dans un programme de reconstruction et de développement rural dans certaines des zones dévastées.
Face aux inondations :
GK qui possède une longue expérience en matière d'aide aux populations en cas de guerre ou de catastrophes naturelles, a tout d'abord envoyé de la nourriture, des aliments vitaminés pour enfants, des vêtements, et des médicaments de première nécessité. Dès septembre 2007 a été établi un programme de reconstruction des écoles détruites dans les Chars.
Après le cyclone SIDR :
GK s'est mobilisé pour venir en aide aux sinistrés du cyclone, et a d'abord envoyé 4 évaluateurs dans les zones les plus reculées, puis s'est entendu avec d'autres ONG bangladaises pour répartir l'aide et prendre en charge des zones reculées, dans les districts de Shoronkhola et Moroplganj (Upazilla de Bagerhat), Mothbaria (Upazilla de Pirojpur, Pathorghata), Amtoli et Sadar (Upazilla de Barguna). Un plan d'aide immédiate a été mis sur pied, avec envoi de 3 premières équipes médicales, composées chacune d'un médecin et de trois paramédics.
À Savar, les employés de GK ont préparé les galettes nutritives, empilé les sacs de riz dans les camions de GK et préparé les anti diarrhéiques et autres médicaments de première nécessité.
Au total une vingtaine d'équipes médicales ont pu être ensuite déployées sur le terrain.
Reconstruction et rehaussement des écoles, et aide à la gestion des crues dans les Chars
Délaissés par les autorités, les villages des Chars - ces îles qui apparaissent et disparaissent au gré des crues - sont dépourvus d'infrastructures. Fidèle à sa mission d'aller vers les plus pauvres, GK a pris en charge 68 écoles dans un certain nombre de Chars depuis 2006. Une trentaine de ces écoles ayant été détruites par les inondations, GK a décidé de les reconstruire plus solidement et de les surélever sur des plates-formes de 2m de haut pour les mettre hors d'eau en période de crue. La construction des plates-formes en terre a été faite avec une aide financière de l'agence gouvernementale PKSF sous la responsabilité d'une ONG partenaire de GK, et les salaires des ouvriers ont apporté un (modeste) revenu aux hommes des Chars durant les mois de soudure agricole (et donc alimentaire), la monga.
Actuellement :
GK a 36 écoles en fonctionnement dans les Chars, rattachées à 10 Centres de Développement Intégré.
Ces Centres spacieux comportent une partie réservée à la Santé : salle de consultation, chambre pour 2 ou 3 patients, une réserve pour les médicaments, une salle pour les paramédics ou les TBA (traditional birth attendants); d'autre part un bureau pour le seasonal loan (prêt saisonnier), une salle pour stocker les récoltes pour la coopérative des paysans ; et enfin une cuisine et un modeste logement collectif pour les personnels résidants. Ces Centres peuvent servir d'abri aux paysans en cas d'inondation.
En 2011, GK a construit 10 centres de ce type, appelés Centres de Développement Intégré, et 4 sont en projet.
